• Carrément méchant, jamais content ?

     

    Carrément méchant, jamais content ?

     

    Râleur, grogneur, gueulard, frondeur .. Voilà des qualificatifs qui reviennent souvent pour désigner le candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle mais peut-on vraiment le réduire à ces quelques diminutifs ? Explorons ce qu'est vraiment le porte parole de la gauche de la gauche par différents de ses aspects, en essayant d'être aussi clair que complet.

     

    Que l'on soit favorable ou pas à ses idées, on ne peut dénigrer le grand orateur qu'il est. Il suffit de le suivre lors d'une de ses « représentations » données devant ses « camarades » pour s'en rendre compte. Je ne parle évidemment pas de ses passages sur divers plateaux télés où l'utilisation du mot « camarades » pour ses amis journalistes serait exagérée au vu de leurs rapports plus ou moins (plutôt moins) cordiaux. Je veux bien entendu parler de ses interventions en tant que rassembleur et chef de file. Car oui, même s'il se plaît à répéter qu'au Front de Gauche il n'y a « pas de chef, seulement la cause du peuple », il est évidemment le meneur de cette foule, avide de changement, qu'il ensorcelle et hypnotise du haut de son estrade. Mais attention rien de négatif, au contraire quel talent ! Il faut dire qu'il sait y faire. Ancien étudiant en philosophie puis professeur de français et enfin journaliste dans le Jura, il a le sens de la formule et connaît le poids que peuvent avoir les mots.

    Outre cette éloquence, le candidat du Front de Gauche connaît également le terrain et ce qu'est le véritable engagement. Très jeune déjà, à 17 ans, il était le leader du mouvement jeune de sa ville lors des événements de Mai 68. Membre ensuite de l'UNEF dès sa première année universitaire, il participera, dans ce cadre, aux principales luttes étudiantes et ouvrières jusqu'à son départ de Besançon et son arrivé à Lons-le-Saunier en 1977, année de son adhésion au Parti Socialiste. Depuis il s'en est coulé de l'eau sous les ponts jusqu'à son départ pour créer son propre parti, étant trop contrarié par l'ouverture du PS vers le centre. Car oui, Jean Luc Mélenchon a toujours représenté la gauche de la gauche du Parti.

    On l'aura compris Jean Luc Mélenchon est un homme convaincu et convainquant avec un vrai vécu. Mais, malgré ses qualités, il compte aussi quelques défauts. Par exemple ses rapports avec les journalistes sont problématiques, avec des différends allant de l'accusation de « faire la sieste au lieu de vérifier ses sources » pour Jean Quatremer (journaliste à Libération), à l'altercation avec un étudiant de SciencePo l'interrogeant sur le thème des maisons closes et sans oublier le fabuleux      « Salaud » destiné à David Pujadas.

    Excessif ? Certes. Justifié ? C'est à vous de juger ! Mais bien que ces déclarations peuvent parfois être divertissantes, il ne fait aucun doute que mettre un peu d'eau dans le vin de Monsieur Mélenchon ne ferait aucun mal. Mais bien entendu, ne demandons pas l'impossible. Un Mélenchon tout doux, tout gentil est aussi probable que de voir un article d’intérêt dans le Journal Régional      « L'indépendant ». Mais c'est aussi pour cela qu'on l'aime la Mélanche. La vie sans un Mélenchon en colère c'est comme un numéro de L'Indépendant sans avis de réunion du club d'échecs de Saint Michel de Llottes... Effrayant !

     

     

    Anthony Cortes

     


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  • Commentaires

    1
    serbane
    Jeudi 9 Février 2012 à 09:07

    Les journalistes : Quand France inter omet d’identifier un contradicteur de Mélenchon 9/2/12

    On a le droit de se poser la question sur le travail des medias...

    2
    Mardi 24 Avril 2012 à 20:44

    J'aime l'article.

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